Le stress

Le stress est le mal du siècle… on entend souvent à raison cette constatation. Le stress se retrouve aussi bien dans le milieu personnel que professionnel.

Il existe de nombreuses définitions du stress. Selon S. Hans, médecin fondateur de l’institut de médecine et de chirurgie  de l’université de Montréal, le stress est « une réponse non spécifique d’un organisme à toute demande qui lui est faite, qu’elle soit mentale ou somatique ». Il complète en le qualifiant de « syndrome général d’adaptation présentant toute une symptomatologie. ».
R. Lazarus, psychologue, complétera cette définition en ce sens « la dimension cognitive du stress correspond à la capacité qu’à l’individu à interpréter les situations et à évaluer ses propres ressources pour y faire face ».

Le stress vient donc en partie d’un déséquilibre entre l’individu et son environnement. Si la demande dépasse mes ressources, réelles ou présumées, il y a déséquilibre et donc stress. Si il y a déséquilibre, les exigences de l’environnement vont mettre à l’épreuve le bien être de l’individu et la situation sera vécue comme stressante.
On doit donc être particulièrement attentif à nous-même et se connaître pour ne pas rentrer dans ce déséquilibre. L’impact d’une situation dépend donc plus de la personne dans son contexte que de l’événement lui-même.
Le stress n’est pas forcément mauvais et ces réactions sont mêmes normales et utiles. Le problème vient quand il y a inadéquation. Le stress a trois variables :
– L’intensité du stress
– La durée du stress
– L’absorption du stress
En effet il peut être aigu ou chronique, ou bien totalement différé d’un individu à l’autre. Quand le stress n’est plus juste une réaction à un agent stressant, il y a problématique. Si j’ai une réunion importante pour ma carrière, il est normal que je sois stressé avant celle-ci (même si celui devra être maîtrisé pour ne pas nuire à la performance mais juste être un moteur d’action). Si je suis stressé à chaque fois que je pars au travail, ce n’est plus une réponse adaptée. Si ce phénomène  s’installe de façon durable et sans cause apparente, ce n’est plus du stress mais de l’anxiété.

Les symptômes du au stress sont nombreux et peuvent se déclarer au niveau physique, mental, émotionnel, comportemental : tensions musculaires, problème digestif, problème de sommeil, maux de tête, vertige, fatigue, souffle court, agitation, baisse de la libido, problème de concentration, irritabilité, faible estime de soi, absentéisme, consommation excessive de certains produits (tabac, alcool, drogue)…

Certaines approches ont démontré tout leur intérêt pour gérer cette problématique. La sophrologie, le yoga, la méditation ont pu au cours de ces dernières années se révéler des outils particulièrement adaptés pour ce travail. Prenons par exemple, la méditation de pleine conscience (MBSR ou Mindfulness  Based on Stress Reduction/ Réduction du stress basée sur la pleine conscience).
Le docteur J. Kabat Zinn, le créateur de cette technique, a pu obtenir des résultats significatifs contre le stress, l’anxiété et même la dépression. En créant un protocole de 8 semaines, où il utilise plusieurs techniques (relaxation, méditation, postures physiques…), il a obtenu un vrai mieux-être auprès de ses patients.

Avec l’ampleur de ce phénomène qu’est le stress, nous comprenons que ces différentes techniques ont un réel rôle à jouer dans cette problématique qui ne cesse d’augmenter dans nos sociétés modernes.